2013年9月29日星期日
Louis Armstrong
Deux rééditions nous rappellent àpropos que le premier instrumentroi du jazz, la trompette, a gardé le droit de régner.
, indétrônable. Ainsi l déclaré Dizzy Gillespie au festival de Newport en 1970 : "si Louis n pas existé, nous ne serions pas là". A tout Seigneur priorité. L commandée par Frémeaux et Associés au spécialiste Daniel Nevers, aborde le Volume 12 (3 disques par livraison ; nous arrivons donc au trentesixième CD ). Le NéoOrléanais caracole. Le voilà dans un enchaînement de pièces enregistrées pour le film New Orleans. Les studios de Hollywood ne retinrent quasiment rien des plages gravées entre l et fin 46, heureusement trop relevées pour le navet. On reconnaît les instruments de Barney Bigard, de Lucky Thompson, le piano du sousestimé Arthur Schutt, la voix écorchée de Billie Holiday sur plusieurs titres (The Blues are Brewin magnifié).
Friandise en prime, les acetates d concert au Carnegie Hall en 1947, retrouvées pour l La veine! Satchmo nous transporte sur treize morceaux, avec deux formations (le sextette du clarinettiste Edmund Hall et la sienne propre). Trouvaille finale, deux morceaux éparpillés sur des 78Tours destinés aux forces alliées américaines pendant la deuxième guerre mondiale (les VDiscs V pour Victory). Epaulé des caisses de Sid Catlett et du trombone de Jack Teagarden, Louis triomphe. En cas de discussion, l Ava Gardner tranchait ainsi la question : "Ceux qui n pas ne savent pas ce que c qu On souscrit tous pistons dehors à la vision de la femme fatale.
Intégrale vol. 12 (19461947) Frémeaux et Associés
Woody Shaw baptisa son fils Woody Shaw. Filiation reconnue. Le trompettiste novateur rendait au maître incontesté l suprême. Sony Music a eu l de rassembler les dates pour le label Columbia. Voici en six albums, enregistrés entre 1977 et 1981, le gratin du styliste suave et fougueux, sans doute le plus inspiré des continuateurs de la veine hardbop. Le chef d restera sans doute Woody III : trois mouvements dédiés en 1979 à son fils. Toutefois l ne recèle pas que la fameuse suite où Shaw maîtrise les tempos avec une articulation d incroyable clarté. La splendide composition Organ Grinder en hommage à l Larry Young décédé l précédente, transporte également robes de cocktail sexy.
En 1980, Stan Getz débauche le batteur Victor Lewis pour un montant de transfert faramineux. Dégoûté, Shaw décide de dissoudre le quintet de base. Quelques mois plus tard, il revient avec une formation à l recomposé. Il modifie radicalement la sonorité. Shaw signe United comprenant Gary Bartz (sur deux morceaux); Steve Turre au trombone; Mulgrew Miller au piano; Stafford James à la basse et Tony Reedus à la batterie. Devant la réussite de la formule, le groupe tournera plusieurs années. Frappé de cécité à la fin des années 80, Shaw meurt à 44 ans, en 1989. L avec laquelle ses pairs évoquent le personnage me frappe à chaque fois.
Woody Shaw The Complete Columbia Albums Collection Sony MusicLe vent pleure Marie
Il en est de la lecture comme de la grande cuisine : certains pavés sont meilleurs quand on prend le temps de les déguster. J savouré après la geste la famille originaire de Suisse, en roman de l Stéphane Koechlin. Je me suis régalé. Que raconte l Au début des années 1950, dans le Constellation qui le ramène de La Nouvelle Orléans, Koechlin rapporte un disque de . Plus tard, le fils Philippe fonde et anime avec son épouse la revue Rock and Folk. Un mensuelculte, et surtout. une plateforme Paris et la France auprès du couple Koechlin, qui introduit le rock en France.
Aujourd Stéphane, le fils de Philippe, abreuve les revues spécialisée et les des libraires d érudits de contributions sur le Blues et le Jazz et le Rock et la Soul et. On pourrait dérouler le listing sur plusieurs kilomètres, tant foisonnent les domaines d du personnage. Voici la saga des Koechlin, racontée de l par le dernier des Mohicans mâles (il a une soeur). Stéphane, un écrivain dont la plume chante un prénom de femme.
Le vent pleure Marie, de Stéphane Koechlin (Fayard)Les musiciens de La NouvelleOrléans faisaient une musique si belle que les passants devenaient dingo. Comme Buddy Bolden, qui "jouait le tonnerre", écrira dans ses souvenirs le plus phénoménal révolutionnaire du jazz, . Dans un livret abordable aux enfants à partir de huit ans, le journaliste Franck Médioni, raconte un des plus fabuleux destins de l du vingtième siècle : celui du gamin de huit ans, qui pour subvenir aux besoins de sa mère May Ann, et de sa soeur Béatrice, livre le jour du charbon, et le soir invente le langage du XXe siècle dans son petit cornet. C frais, simple, clair, heureux. L a également produit une excellente biographie de Jimi Hendrix chez Folio Gallimard, mais il faut être un peu plus grand.
: le jazz, de Franck Médioni, Editions A dos d de A à Z
La mode ramène aux abécédaires. La plupart se révèlent simples compilations (pourquoi pas?). Certains présentent une oeuvre sous un autre angle. D enfin, apportent un enrichissement. C le cas de cet ouvrage. Pourquoi? Parce qu seule personne en France se de Franck Bergerot. Demandez aux labels, aux musicologues, aux commissaires d aux confrères : cherchentils une info insensée sur l Noir? Ils la trouveront dans un de ses ouvrages, ou catalogue, ou article. Ou en l Qu en juge. Le Rédacteur en Chef de Jazz Magazine recense les aventures féminines (toutes nationalités), les domiciles connus, parc de voitures (pas vraiment des 2CV), les provocations innombrables (Miles n pas un modèle d pense ce qu veut de moins le livre les éléments pour le personnage en connaissance de cause.
Miles de A à Z, de Franck Bergerot, Editions du Castor Astral/SEUIL
25 ans de jazz au Petit Faucheux
Début novembre sonna de la fiesta quartdesiècle pour tourangelle du Petit Faucheux ! A l de l l'équipe a à contribution un collectif d'historiens, de journalistes, de représentants de l'Etat, d'acteurs du monde musical, pour rédiger un ouvrage incarnant l Le livre regarde nostalgie la notoriété du festival s développée dans le monde entier. propulse le futur le jazz actuel et les musiques improvisées. Cela avec le même moteur : encourager la création. Quelle trajectoire! Conçu dans un garage par le journaliste Bernard Aimé; installé rue des Cerisiers à Tours; un théâtre de 200 places. Aujourd le Petit Faucheux structure toutes ses archives au sein d'un centre de ressources accessible au public. Le livre à lumière un pan de l'aventure moderne du jazz.
Jazz de L du jazz qui se servir de du Jazz de l l trois fois par jour. Au moins. De quoi s Tous les deux ans l (Centre d et de ressources sur les musiques actuelles) actualise le guide Jazz France. Plus 6000 fiches et 000 contacts, répartis par types d (3000 musiciens, 580 festivals, 800 clubs, 300 associations, 230 écoles, 170 agents, 110 journalistes, et j passe) composent la photo la plus complète du jazz hexagonal. Cela sans sectarisme, ni esprit de chapelle. A la clé : lieux, téléphones, adresses mails, sites, etc. Affirmer que l est une mine d paraît une métaphore rebattue, aussi nous retiendronsnous de le clamer.
Nouveauté : une enquête sur les publics du jazz. Sur le sujet, le sociologue Olivier Roueff fournit une analyse éclairante.
Jazz de France L du Jazz, 580 pages, Editions IRMA (janvier 2013)Les Dieux du jazz soient loués, l Patrick Frémeaux et Associés édite en avril le onzième volume de l de leur premier génie, . Un génie ? Le Larousse nous apprend ceci : "une personne naturellement apte à créer des choses exceptionnelles". Premier soliste du jazz, le Louisianais la définition. De 1925 à 1945, la moindre note de sa trompette décroche le paradis. Pas un de ses contemporains n échappé à l Le constat vaut pour les successeurs. Citons Miles Davis : "Vous savez, on ne peut rien jouer à la trompette que n déjà joué y compris le jazz d J sa conception moderne du jeu de la trompette, jamais il ne sonne. mal. Il joue sur le temps. On ne peut pas mal jouer quand on joue sur le temps avec un tel feeling".
Comme chanteur, Satchmo (son surnom) influence les musiciens de son temps. Lionel Hampton avoue qu se promenait sans manteau en hiver pour attraper froid. Avec la laryngite, le vibraphoniste escomptait attraper la voix rauque et chaleureuse de Louis. C dire la valeur moindre de l de Frémeaux. Le label a confié la recherche des bandes à Daniel Nevers. "Ils y tenaient absolument", se souvient le musicologue. Miracle, le chercheur exhumé des merveilles. les échafaudages collectionneurs du monde entier, attendaient notamment des enregistrements sur laque réalisés par des particuliers. Daniel Nevers est connecté au réseau. Je le rencontre chez lui, caverne d Baba au cur de MaisonsAlfort, aux portes de Paris.
Aussitôt arrivé, repars voyage dans le temps. "Dans les années vingt, une firme de Créteil, la maison Pyrolac, invente un procédé de gravure directe pour les particuliers. Le matériel s encombrant, fragile, et n pas à portée de toutes les bourses. Les auditeurs avaient la possibilité d chez eux des émissions de radio en direct des studios ou des clubs. Grâce à eux, une part des émissions put être sauvée. Il était possible d le disque gravé sur le champ. On appelait l une pyrale. En quelque sorte l des Polaroïds pour la photo. Les Américains ont compris l des pyrales. Ils ont rapidement commercialisé les laques enregistrables". Les laques en question apparaîssent lors de ventes ou de successions. Sur Louis, Nevers ne tarit pas. L Sam juge (40 ans en 1941) trop âgé pour endosser l après Pearl Harbour. Il restera sur le Nouveau Continent. Mission : entretenir le moral de la population. et des troupes.
Bonheur retrouvé, mélomane écoutera sur le Volume 11 la totalité de la retransmission radio du concert au Club Zanzibar en 1945 pour les Forces américaines, récupération cette fois grâce au système des transcriptions. Moins de témoignages ont survécu de La NouvelleOrléans, région trop humide pour la conservation des supports. galement figurent les bandesson de plusieurs films, comme Pillow to Past Atlantic City. Sur le volume 10, énorme surprise, le titre joué dans le film Cabin in the Sky. Un diamant brut! Le rêve pour la période de tout fan du géant. Enfin, désormais disponible en totalité, les VDiscs (Victory Discs, vyniles enregistrés en 1944 par les artistes pour les forces alliées) enrichissent ce volume. Impossible toutes perles. Retenons tout de même les quatre bijoux de l All Americain jazz Concert au Metropolitan de NewYork en janvier 1944.
Pour Daniel Nevers, Louis conduit le jazz sur son instrumentroi jusqu années quarante. Concrètement jusqu la suprématie du saxophone, amorcée par Coleman Hawkins et Lester Young, puis consacrée par Charlie Parker, autre génie. Après les années quarante? "Louis reproduira et adaptera les trouvailles de l d En feuilletant le livret, l du maître d de la réédition régale l beaucoup, adorait l conservait tout. On a retrouvé des milliers de feuillets dans maison du Queens, devenue Musée. aurait adoré présentation uvre désormais complétée.
订阅:
博文评论 (Atom)
没有评论:
发表评论